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La période des REER

La « période des REER », comme cinquantenaire ou soixantenaire, ça vous dit assurément quelque chose.  Toutefois, certains ont encore des questions, même en ayant déjà cotisé à leurs REER ou même encore en étant en début de retraite.

Février est le mois de l’année où beaucoup de gens se demandent anxieusement s’ils ont besoin de cotiser ou non à leur REER. Tout d’abord, je ne vous ferai pas plaisir en vous disant qu’il n’y a pas de formule magique uniforme qui peut être appliquée à tout le monde.

Par contre, voici quelques points qui peuvent vous aiguiller sur le fait qu’il pourrait être avantageux pour vous de cotiser à un REER :

  • Vous êtes travailleur(e) autonome ;
  • Vous avez différentes sources de revenus (emplois ou employeurs différents) ;
  • Vous avez déjà bénéficié du programme de RAP lors de l’achat d’une propriété et vous n’avez pas terminé de le rembourser ;
  • Vous n’avez pas accès à un régime de retraite collectif ou à un fonds de pension auprès de votre employeur ;
  • Vous avez chaque année un solde d’impôt dû sur votre rapport d’impôt.

Il existe plusieurs autres exemples, mais déjà si l’un de ces points vous concerne, il vaut la peine de pousser un peu plus loin la réflexion et d’analyser votre situation financière globale avec l’aide d’un planificateur financier.

Celui-ci pourra vous aider à déterminer si le REER est effectivement le bon outil d’investissement pour vous et de quelle façon il peut s’intégrer à votre budget actuel. Même si un des points suivants correspond à votre situation, il est possible qu’un autre outil d’investissement (comme le CELI ou le compte non enregistré) corresponde mieux à vos besoins et vos projets. Un planificateur financier peut vous guider et vous conseiller selon votre situation. Afin d’effectuer des recommandations précises quant au fait ou non d’effectuer une cotisation au REER et, le cas échéant du montant à cotiser, celui-ci tiendra compte de différents facteurs. Il évaluera vos revenus familiaux, votre taux d’imposition actuel et celui prévu à la retraite, votre situation fiscale, votre niveau d’endettement, votre capacité budgétaire et vos autres cotisations effectuées dans un régime de retraite collectif ou un fonds de pension. Il tiendra aussi compte évidemment de vos objectifs de retraite.

Aussi, avant de cotiser à un REER, vous devez vous assurer que vous avez suffisamment de droits de cotisations inutilisées à votre REER. Dans le cas contraire, vous pourriez être soumis à des pénalités. Le meilleur moyen de vérifier le tout est de consulter votre dernier avis de cotisation fédéral sur lequel le montant de vos droits y est clairement inscrit. Certains investissements REER permettent d’aller chercher des crédits supplémentaires plus élevés sur le rapport d’impôts; tout dépendamment de votre âge, de votre profil d’investisseur et de votre situation, il peut être avantageux pour vous d’en bénéficier. Un professionnel pourra vous renseigner à ce sujet.

Cette année, la date limite pour cotiser au REER pour l’année 2018 est le 1er mars 2019. Par contre, un plan d’investissement, ça se planifie. Si un montant doit être cotisé annuellement au REER, le mieux est de faire évaluer dès le départ par un professionnel le montant nécessaire, de l’intégrer au budget régulier (tout comme c’est le cas pour les autres dépenses ou investissements en CELI) et de faire prélever le montant à chaque paye toute l’année durant. Ainsi, la « période des REER » sera pour vous une période bien plus relaxante; la clé est simplement de bien planifier le tout!

© Vie de Grands-Parents 2019