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Le télétravail n’a pas d’âge!

Depuis mars 2020, bon nombre de Québécois ont dû changer leurs habitudes de travail. Plusieurs entreprises et organismes ont mis en place le fonctionnement par télétravail pour assurer la continuité de leurs services. Moi-même, en tant que conseillère en emploi, je suis en télétravail.

 

Première impression : tout un défi!

 

Étant dans la cinquantaine avancée, je ne suis pas née avec la technologie que les nouvelles générations utilisent avec passion et facilité ! J’ai dû apprendre … et, comme vous le savez sûrement, l’apprentissage peut faire peur : des angoisses surgissent, des scénarios catastrophes envahissent les pensées et des doutes s’installent. Ce n’est pas un choix, c’est la pandémie qui m’a obligée à apprendre. Cette nouvelle façon de travailler me permettra de développer ma confiance, mais ça je ne le sais pas encore… La seule chose dont j’ai la conviction c’est que je dois faire ce que je ne sais pas (encore) faire : me connecter au réseau de mon employeur. Ce réseau me permettra d’être en lien avec mes collègues, en temps réel, tout comme je l’étais dans mon milieu de travail.

 

Un temps de réflexion

 

Quand on m’a annoncé que je devais rester à la maison pour travailler, mon premier réflexe fut de paniquer! Cette nouvelle réalité m’était subitement imposée et je devais rapidement me placer en position pour réussir. C’était dès lors à mon tour de faire un choix. C’est à ce moment que j’ai compris que pouvoir continuer à travailler en mars 2020 était un privilège. D’autres travailleurs n’ont pas eu la possibilité de faire ce choix. Leurs entreprises ont dû fermer. Je pense notamment aux travailleurs des domaines de la restauration, du tourisme et de l’hôtellerie.

 

En contexte régulier, travailler est un choix qui s’offre à tous. Le monde du travail représente une suite de choix, un ensemble de décisions qui reviennent entre autres aux travailleurs. La façon d’organiser son travail, l’optimisation de cette organisation, le temps qu’on y accorde, la place qu’on le laisse prendre dans notre vie, etc. Tous ces choix, aussi faciles ou difficiles soient-ils, dépendent de nos besoins et désirs financiers, intellectuels, sociaux et collectifs. Nous pouvons donc décider ce que nous voulons faire en fonction de ce que nous aimons et du temps que nous voulons y consacrer. Ces choix nous permettent ultimement d’atteindre un équilibre entre nos besoins et notre plaisir afin d’apprécier notre travail. Puisque le travail se définit différemment pour chacun d’entre nous, il peut être positif pour les uns et négatifs pour les autres. Il peut représenter un poids, mais aussi être source d’épanouissement et de réalisation professionnelle et personnelle. Travailler peut nous permettre de nous réaliser et d’en être fier! Évidemment, le travail sert aussi à payer nos factures.

 

Cet arrêt obligatoire que nous vivons grâce à la pandémie peut être envisagé de différentes façons. Il sera peut-être un temps de réflexion, une occasion pour du changement, une possibilité de commencer de nouveaux apprentissages… Qui sait? Vous pourriez parvenir à un mieux-être grâce au chemin que vous choisirez d’emprunter. J’ai utilisé le mot GRÂCE, car cet arrêt impromptu nous oblige à revenir à l’essentiel et à nous questionner sur ce qui est important pour nous. Pour moi, ce temps d’arrêt permet la réflexion, une remise en question que je n’aurais probablement pas faite si une pause ne m’avait pas été imposée. Au final, je vois ce temps d’arrêt comme un cadeau … seul côté positif de la pandémie !

 

Un nouveau départ

 

2020 est une année de changement en ce qui concerne le monde du travail. Cette année est une opportunité extraordinaire pour les entreprises. Les dirigeants peuvent ajuster leurs méthodes de travail. Les employés, peuvent profiter des opportunités de conciliation travail-famille, réduire le temps passé dans la circulation, s’offrir plus d’autonomie, être plus productif, etc.

 

Trouver la confiance en soi

 

Novembre 2020 est arrivé et je suis encore en télétravail. Enfin bien installée à la maison, j’ai tout ce qu’il me faut : ordinateur portable, connexion internet et, depuis quelques jours, mon téléphone du bureau qui est, lui aussi, connecté en réseau. Mes angoisses se sont dissipées, je n’entrevois plus de scénarios catastrophes… je suis entièrement capable de répondre aux attentes de mon employeur. Et, le plus important, je suis fière de moi ! Je participe aux rencontres d’équipe via la plateforme Zoom et j’anime même des webinaires! Toutes ces façons de faire m’étaient inconnues avant mars 2020 et malgré cela, je suis aujourd’hui autonome et efficace. Et devinez quoi? J’aime ça! J’ai tellement appris sur moi en quelques mois et ce, tout en ayant à développer rapidement de nouvelles compétences.

 

Tout cela est bien beau, mais le contact humain me manque, autant avec mes collègues que les interactions avec mes clients. J’ai appris à entrer en contact avec eux, différemment. Mes nouvelles compétences technologiques me servent bien pour cet aspect. Cela m’a permis de ne pas couper le contact humain complètement. C’est différent, mais ô combien réconfortant !

 

Voilà ma situation pendant cette période qui ne semble pas vouloir se terminer de sitôt. Je suis contente d’avoir réussi à apprivoiser ces outils technologiques qui me faisaient si peur au départ. Je n’aurais jamais pu prédire qu’un jour je trouverais mon bonheur dans le télétravail. Et qui aurait pu prédire que plusieurs entreprises envisageraient cette façon de travailler comme étant essentielle pour leur pérennité?

 

Et vous, que pensez-vous du télétravail ? Serait-ce une avenue envisageable pour vous ?

 

 

Lucie Gamache, c.o.

Conseillère en emploi

GIT Services-conseils en emploi

 

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