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Et plus ils grandissent, plus on les aime*

Il y a un bon moment que je n’ai écrit pour partager avec vous l’amour exponentiel que je ressens pour mes petits-enfants.

Je reviens à vous aujourd’hui parce que force m’est de constater que cet amour inconditionnel ne fait que grandir au fur et à mesure que mes petits passent de poupons à bébés, puis d’enfants à jeunes.

Et je sais bien que je ne suis pas la seule à vivre cette croissance perpétuelle des émotions, qui ressemble à celle des plantes les plus envahissantes.

Peut-être parce qu’avec l’âge, ce sont les choses les plus importantes de la vie qui prennent TOUTE la place. Et s’il y a un sentiment qui se « propage » en nous sans cesse, c’est bien l’attachement qu’on éprouve face à notre descendance.

On regarde les petits-enfants des autres avec tendresse. On saisit l’émotion visible sur le visage de nos amies aussi follement amoureuses que nous. Mais on ne peut s’empêcher de penser, en notre for intérieur, que les nôtres sont… mieux. Euh non, pas mieux quand même, mais… avec un p’tit quelque chose de plus.

Ridicule ! On comprend avec notre tête que cet orgueil est démesuré et totalement irrationnel. Cependant, notre cœur débordant de tendresse nous convainc sans peine que notre progéniture est plus belle (oh, juste un peu) et plus brillante (bien sûr !).

Tout cela parce qu’ils manifestent des traits de personnalité dans lesquels on se reconnaît incontestablement.

Je suis une femme très choyée par l’existence : j’ai une santé de fer, je suis à l’abri du besoin, je suis entourée d’amies très chères et, somme toute, j’ai eu une vie plutôt agréable et elle l’est encore.

Mais de loin, ma plus grande chance, c’est d’être grand-maman ! Cela me procure un bonheur intense. Mes amours sont des enfants tout ce qu’il y a de plus normaux, mais pour moi, ils sont les plus extraordinaires. J’espère être encore là longtemps ; ils me mettent dans un tel état de ravissement !

Louis-Maxime, Albert, Charlotte, grand-maman-Suzanne vous aime plus que tout ! Et à vous mes enfants, je dis merci !

 

Grand-maman-Suzanne

 

*Quand je lui disais à quel point j’aimais mon bébé (de huit mois), maman m’avait répondu : « Oui, et tu vas voir, plus ils grandissent, plus on les aime » (1976)

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