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J’ai vécu un rêve !

Je suis allée à la pêche avec mon amour de petit-fils Louis-Maxime, ma fille préférée Marie-Hélène (je n’en ai qu’une !) et mon gendre exceptionnel, Jean-Luc. Oui, oui, j’ai été encore gâtée cette année.

Ce serait bien assez pour me combler de bonheur, surtout après une première journée de voisinage avec quatre huards sur le lac où nous pêchions. Bon, c’est certain que la récolte de poissons s’est avérée nulle, zéro, nada, mais la grandeur de la nature, la tranquillité du lac, la merveilleuse compagnie ont amplement compensé.

Mais il y a plus. Nous étions avec des amis de ma fille, dont leur ado Nathan. C’est un bel enfant de bientôt 13 ans, et quand je dis ça, c’est vrai qu’il est un beau jeune homme. Je me suis sentie comme sa grand-maman du moment. Il a vu que je pêchais à la mouche et devant son intérêt, je lui ai offert de lui montrer la technique. Le lendemain matin, il était parti pêcher aux abords du lac tout près d’où nous étions campés avec Louis-Maxime et je devais les y rejoindre. Au bout d’un moment, il m’a appelée sur le CB pour réclamer ma présence. J’ai trouvé très attendrissant qu’un ado que je connaissais à peine me « sollicite » ainsi. Il a été très charmant et poli avec moi et j’ai beaucoup aimé côtoyer cette famille d’amis de mes enfants.

Comme grand-mère et personne comptant plus que quelques années, ça fait diablement plaisir de se sentir vivante, acceptée et intégrée. Je ne crois pas que ma fille et mon gendre réalisent la sensation de bonheur palpable que j’éprouve à goûter ces instants avec eux, à prendre activement part à leur monde !

Pour notre dernière journée de pêche, nous sommes allés sur un lac magnifique à une heure de route chaotique du campement, mais ça valait la peine ! Non seulement la pêche a-t-elle été très fructueuse, mais nous avons bénéficié d’un concert de chants de huards par deux oiseaux qui nous accompagnaient à environ vingt-cinq mètres de la chaloupe. Un enchantement ! Je ne me lasse jamais d’admirer le lancer léger de mon petit-fils. C’est lui qui m’a enseigné les rudiments de cet art, mais j’ai bien des croûtes à manger avant d’atteindre son niveau d’habileté. Et cette fois-ci, j’ai convaincu mon gendre de s’essayer à la mouche, et je pense bien en avoir fait un nouvel adepte, avec ses trois prises coup sur coup. Faut dire qu’il est très adroit : un talent naturel !

Avez-vous aussi la chance de vivre de tels instants d’intimité familiale ? Ça peut prendre toutes sortes de formes, et c’est bien ainsi. L’important, c’est de se retrouver à partager des moments si précieux avec nos amours !

 

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