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Le voyage intergénérationnel : un cadeau à se faire!

En devenant Maman, une des choses qui me faisait le plus peur, c’était d’avoir moins la possibilité de voyager. Personnellement, je m’imaginais ben des affaires sur la #viedeparents : moi, avec mon bébé dans un porte-bébé, à me promener sur une plage ou à New York pendant que lui fait paisiblement une sieste. Pas besoin de vous dire que, dans ce scénario, je n’ai pas de cernes.

Cela dit, tout n’est pas noir ou blanc au pays des parents (une maudite chance!). C’est pourquoi j’ai découvert avec grand plaisir le mot qui devrait trôner en lettres dorées au-dessus de mon foyer (si j’en avais un, misère) : compromis! Heille, le compromis, on s’imagine que c’est quelque chose de plate. Eh bien moi, depuis deux ans, j’ai découvert que c’est plutôt LE MEILLEUR DES DEUX MONDES. Exemple : sortir moins pour garantir une belle sieste et un enfant reposé égale compromis, mais égale aussi : je sais à quelle heure il dort, et je peux me prévoir une activité de personne normale (#viedepersonnenormale) pendant la sieste.

Il en va de même pour les voyages, à mon avis. Et là, c’est encore plus le meilleur des deux mondes. Par deux fois, depuis la naissance de mon premier enfant, nous sommes partis avec mes parents en voyage. Une fois dans un tout-inclus, et l’autre, en Italie (on avait échangé la maison pas de foyer, dans ce deuxième cas). Et là-dessus, pas de compromis, que du plaisir et du merveilleux. Comme quoi, vous dites?

Profiter de périodes en amoureux : les grands-parents se sont offerts pour garder une soirée ou deux et nous avons pu coucher le petit et aller souper au resto en amoureux, tranquille, ou faire un food tour de 3 heures.

Vivre des moments uniques avec leur petit-enfant : mes parents ont gardé bébé deux nuits pour qu’on aille à Florence (je sais, je sais, mes parents sont extraordinaires). Ma mère en a profité pour faire les choses à sa façon avec son bébé chéri, sans que je sois là pour la surveiller (je sais, je sais, j’ai de l’apprentissage à faire). Ils l’ont sorti au resto, ils l’ont couché un peu plus tard pour sa sieste, ils l’ont amené au parc… bref, ils ont pu vivre les joies de parentalité à nouveau, sans les inconvénients (rendu là, il faisait ses nuits, dois-je le rappeler).

Passer des moments magiques en famille élargie : on va se le dire, les seules personnes qui capotent autant sur nos enfants que nous, ce sont nos parents. Quoi de mieux qu’un voyage toute la gang pour s’extasier devant notre enfant qui mange du melon d’eau pour la première fois? Ça nous approche, on crée des souvenirs ensemble et notre enfant peut lui aussi sortir de la routine avec ses grands-parents.

La clé du succès? Avoir, quand c’est possible, chacun son espace. Évidemment, si vos parents sont encore plus angéliques que les miens et qu’ils sont prêts à chuchoter (limite, parler en poisson) dans la chambre d’hôtel à partir de 19 h 30, vous pouvez bien loger tous ensemble, mais l’idéal est au moins de se laisser un peu d’intimité de part et d’autre. Il ne faut rien prendre pour acquis : en Italie, mes parents avaient LEUR voyage à eux, ils n’étaient pas toujours avec nous et ont profité de plein de moments en couple eux aussi. Il y avait des jours où on ne se voyait pas, comme on n’avait pas le même horaire. Les grands-parents ne sont pas des gardiens de service, tout comme les mamans ne sont pas la maman de tout le monde qui prend part au voyage (chacun lave son assiette après le souper, hein, vous le savez ça).

Le voyage trois générations, c’est de loin la meilleure affaire qui a été inventée depuis le pain tranché (c’est une expression, parce que les chocolatines, c’est pas pire non plus). Ça nous permet d’être plus d’adultes pour gérer le ou les enfants et d’offrir un peu de détente à tout le monde, souvenirs impérissables en prime!

Bonnes vacances!

© Vie de Grands-Parents 2019