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Lorsque la santé est fragile ou en péril

Il est normal de voir vos capacités physiques diminuer avec l’âge. Toutefois, malgré tous les petits soins que vous avez donnés à votre corps, il est possible que  le temps vous rattrape et que vous ayez à gérer la présence d’intrus qui s’attaquent à votre système immunitaire et à votre corps en général. Ça peut arriver du jour au lendemain, ou s’immiscer subtilement dans votre vie. Comment réussir à garder la tête haute dans ces moments plus difficiles ? Vers qui se tourner pour obtenir de l’aide et des soins adéquats ?

Faire confiance aux médecins et au personnel médical

C’est facile de porter un jugement sur le travail du personnel médical avec toutes les histoires qu’on entend dans l’actualité. Toutefois, il faut se rappeler que ces histoires sont exceptionnelles et qu’elles sont racontées généralement de manière sensationnaliste. Le personnel médical est le mieux placé pour savoir ce qu’il vous faut pour aller mieux et passer à travers cette épreuve. Parfois, les conseils et les suggestions qu’ils vous feront, vous ne voudrez pas les entendre. C’est une étape psychologiquement difficile que d’apprendre que l’on est malade et qu’on a besoin de soins particuliers. C’est aussi difficile d’apprendre que l’on va souffrir, et de ne pas savoir dans quel état on va s’en sortir. Vous devez faire confiance au personnel médical en ce qui concerne l’aspect physique de la maladie, il a les connaissances qu’il faut en ce qui concerne les meilleurs traitements ou les technologies de pointe. Le personnel médical peut aussi vous aider sur le plan psychologique, ou vous référer à une personne qui se spécialise dans ce genre de situation.

L’importance du réseau social

C’est dans ce genre d’épreuve que la vie met sur notre chemin qu’on voit l’importance du réseau social et de la famille. Passer à travers une maladie bien entouré, c’est complètement différent de passer à travers la maladie seul. C’est parfois difficile d’en discuter avec vos proches, parce vous cherchez à les rassurer alors que vous avez de la difficulté à vous rassurer vous-même. Ça peut aussi être difficile d’annoncer des mauvaises nouvelles, ou de se souvenir de toutes les informations formulées par le personnel médical. N’hésitez pas à faire appel à un membre de la famille pour vous accompagner, car deux têtes valent mieux qu’une pour se rappeler des conseils donnés. Vous n’aurez peut-être pas l’énergie d’appeler tout le monde pour donner des nouvelles. Dans ce cas, vous pouvez vous entendre avec une ou deux personnes plus proches de vous qui seront ‘’porteurs’’ de messages vers la famille ou votre réseau social.

Acceptez que vos limites ne seront plus les mêmes

Comme je le mentionne précédemment, la maladie est une épreuve autant physique que psychologique. Il est normal que votre niveau d’énergie soit plus bas, que votre appétit et votre sommeil ne soient plus les mêmes. Le stress et la maladie combinés ensemble ne font pas bon ménage, c’est pourquoi il est important de mettre ses limites, autant physiques que psychologiques, pour arriver à trouver un équilibre. Dans votre entourage, il y a des personnes qui seront très aidantes pour vous (autant sur le plan psychologique que pour l’entretien de la maison par exemple), tandis que d’autres le seront moins. Faites en sorte que les personnes qui sont moins aidantes psychologiquement (parce que ce n’est pas tout le monde qui est doué pour soutenir quelqu’un dans la maladie) aient moins de contacts directs avec vous, et ne soyez pas en colère contre ces personnes. Les gens réagissent de différentes manières face à un stress intense, et ce n’est pas toujours adéquat, mais il en est ainsi et ce n’est pas le moment pour vous de commencer à essayer de changer les choses. Entourez-vous des personnes qui vous font le plus de bien.

S’assurer que tout soit à jour dans la paperasse notariée

On n’aime pas ça y penser, et certaines personnes repoussent au dernier moment les ajustements à un testament ou à un mandat de protection (anciennement mandat d’inaptitude). N’hésitez pas à demander à quelqu’un de vous accompagner dans vos démarches si vous n’êtes pas en état de le faire seul.

Se donner des objectifs

Au quotidien et, bien sûr, selon vos capacités, fixez-vous un ou des objectifs qui vous permettront de vous remonter votre moral ou d’améliorer votre santé physique. Par exemple, permettez-vous de faire une sieste, de passer un après-midi devant la télévision sans vous sentir coupable, de prendre l’air, etc. Lors du coucher, pensez à un moment de votre journée que vous avez apprécié et au cours duquel vous vous sentiez bien.

Pour ne pas trop demander à notre entourage

Dans les cas de perte d’autonomie, il peut être difficile pour l’orgueil et le moral de voir que vos capacités diminuent. N’hésitez pas à demander l’aide du CSSS pour recevoir des soins à la maison, ou pour obtenir les références d’organismes qui aident au maintien à domicile (livraison de repas préparés, tâches ménagères). Certains programmes du gouvernement prennent en considération les frais pour l’entretien d’une maison (frais de déneigement et de tonte de pelouse par exemple).

© Vie de Grands-Parents 2019