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La cyberdépendance et le phubbing, fléaux du XXIe siècle

L’heure est grave : certaines personnes sont connectées, mais sont déconnectées de la vraie vie. Ils ont la tendance à accorder plus d’attention à leurs amis virtuels qu’aux vraies personnes. Le phubbing (mot-valise qui veut dire, en gros, snober les personnes de la vie réelle pour passer du temps sur son téléphone) est carrément dangereux, car les gens ne regardent plus la route, même en marchant, et que dire des restos ou tout le monde a le nez collé sur leur écran au lieu de discuter. Une nouvelle manière de vivre déprimante à la longue, qui fait que bien des générations sont déprimées. Tout cela est aberrant : une étude prétend que nous touchons à nos smartphones près de 221 fois par jour. Le téléphone intelligent peut briser des couples, que ce soit à table à l’heure du souper ou même au lit avec son conjoint, on devient accros. Le mot nous vient d’Australie où, depuis 2013, on étudie le phénomène, créé par Apple surtout avec les Ipads et les IPhone depuis 2007. En français, on pourrait le traduire par « télésnober », à savoir : parler avec quelqu’un tout en pianotant sur son smartphone. Certaines personnes vous chicanent si vous ne répondez pas à leur courriel dans les minutes qui suivent, car leur tablette est devenue le cœur de leurs vies.

Un livre qui sort le 15 mars en parle : Flirtez-vous avec la cyberdépendance? Préface de Tristan Demers, postface de Joël Monzée. Avez-vous l’impression de passer trop de temps en compagnie de votre cellulaire, de votre tablette, de la télé? Ce livre est pour vous. Difficile de ne pas se reconnaître dans le portrait que Manon R. Guérin trace d’elle-même et de la relation amour-haine qu’elle entretient avec la chose numérique. Pour la journaliste, il ne s’agit pas de bannir les écrans de nos vies. Il s’agit de se recentrer sur les aspects positifs de ceux-ci et d’en éliminer les effets pervers. Pour atteindre cet objectif, elle n’hésite pas à frapper à de nombreuses portes… Tour à tour, elle donne la parole à un spécialiste en neurosciences, une blogueuse, une mère de famille, un psychologue, une intervenante sociale…

Pénétrez dans l’univers de personnes qui ont du mal à imaginer leur vie sans écrans, mais qui prennent les moyens pour atteindre un équilibre dans l’usage qu’ils en font. Des solutions à portée de doigts!

Mars devrait être le mois de la relâche des écrans : sortez voir le printemps, qui arrive dans quelques jours. Sans doute vous pouvez ménager quelques minutes par jour, pour prendre du temps pour vous ou avec votre famille. Le livre est écrit par une journaliste spécialiste des médias avec des enfants. 184 pages aux éditions Fides.

André Maccabée et Amélie Lacroix Maccabée, libraire et journaliste.

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