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Transformer le nooooonnn en oui

… des stratégies magiques qui font disparaître les p’tits monstres

On le sait, on aspire tous à devenir des parents et des grands-parents relaxes, cools, drôles, remplis d’humour comme sur Instagram. Mais quand on sent la tempête de verglas venir, quand l’école est fermée et qu’on dépanne nos enfants en gardant leurs petits, quand nos petits-enfants ont reçu des flûtes à bec à Noël… la patience, ça peut fondre comme neige au soleil. Et qu’est-ce que les enfants détectent mieux l’impatience que les Ghostbuster détectent les fantômes? Parce que c’est justement dans ces moments-là qu’ils sont aussi, eux, à boutte. Et que tout s’enchaîne dans une grande tornade de NON, de JE VEUX PAS et, hélas, de JE T’AIME PU. Et plus on cherche à se faire obéir, plus la manifestation s’organise, et les enfants refusent de nous écouter. Plutôt que de les attacher après un meuble avec du tape électrique, on vous propose quelques stratégies.

Le jeu

On le sait, les enfants adorent jouer. À tout et n’importe quoi. Alors plutôt que de leur présenter une tâche à faire de la façon suivante : « Là, tu m’aides à passer la balayeuse à l’âge que t’as, t’es capable », présentez-lui la situation de manière amusante : « Oh, penses -tu qu’on pourrait passer la balayeuse dans toute ta chambre avant la fin de ta chanson préférée? On essaie à deux, pour voir? » Évidemment, le but, ce n’est pas de créer un monde magique à chaque seconde, car vos enfants, en tant que membres de la famille, doivent participer au bien-être de la famille, c’est normal. Mais ça peut parfois être le petit coup de pouce de journée de pluie qui achète la coopération.

Les questions

Plus payantes que les ordres, les questions permettent de faire réfléchir l’enfant aux différentes étapes de quelque chose. Par exemple, si vous vous habillez pour sortir au musée, posez des questions à votre enfant : « De quoi penses-tu que nous avons besoin pour notre sortie? Crois-tu qu’il faut apporter une collation? » Plutôt que de se sentir dans une dictature, les enfants se sentent ainsi responsabilisés.

Verbalisez vos sentiments à vous

Les enfants aiment comprendre le pourquoi du comment. Si vous leur expliquez pourquoi vous aimeriez que les jouets soient rangés, il est plus facile pour eux de constater que c’est important de le faire. Évidemment, tout ne doit pas virer au drame, mais de dire « Je n’aime pas quand les jouets traînent partout dans ta chambre, parce que je passe beaucoup de temps à mettre de l’ordre dans les autres pièces de la maison et j’aimerais que tu m’aides pour qu’on puisse passer du temps ensemble par la suite. » peut donner un coup de pouce.

Les choix

Donnez le choix à votre enfant de la façon dont il peut contribuer à la vie familiale, sous forme d’options claires, limitées et précises. Ne dites pas « Tu veux commencer par quoi pour le ménage de la maison? », mais plutôt « Préfères-tu ranger tes jouets avant de prendre ton bain ou après le bain? » Ranger ses jouets n’est donc pas une option, mais il peut choisir quand il le fait.

On pense souvent, à tort, que l’éducation positive est le choix des parents très permissifs qui n’encadrent pas leurs enfants. Tout au contraire! Il s’agit en fait d’encadrer les enfants et de faire respecter les limites et règles, mais dans une atmosphère positive. Pas pour que nos petits-enfants soient nos amis, mais plutôt pour qu’ils développent l’envie de collaborer, d’aider, sans avoir peur de nous et donc, pour les bonnes raisons.

© Vie de Grands-Parents 2019