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Le cholestérol : et si ce n’était pas ce qu’il y a de plus important ?

Le cholestérol est souvent le mot qui nous vient rapidement à l’esprit lorsque nous entendons parler de la santé cardiovasculaire. Pourtant, le cholestérol est-il ce qui est le plus important en ce qui concerne la santé cardiovasculaire? De quelles manières pouvons-nous réduire les risques?

En suède, 8941 personnes, âgées de 25 à 74 ans, ont participé à une étude pour une durée de 20 ans. Les résultats ont démontré de très fortes diminutions des taux de cholestérol. 30% des réductions étaient en lien avec une augmentation marquée de la prise de médicaments (augmentation de 10% de la population traitée) et 70% provenaient de l’amélioration des saines habitudes de vie. On remarque alors que les habitudes de vie apportent une grande différence pour le taux de cholestérol.

5 aspects liés à la longévité des centenaires parmi les facteurs de risques des maladies cardiovasculaires méritent d’être pris en considération.

La gestion du stress

Lorsqu’un danger est ressenti, l’organisme se place dans un état d’urgence, appelé stress, pour mieux répondre à la situation. Durant ce processus, le cœur bat plus rapidement et plus fort qu’à l’habitude. On peut s’imaginer qu’il n’est pas bénéfique pour le cœur que ceci arrive trop fréquemment ou pour une longue période.

Par exemple, au Japon, le nombre de décès causé par une crise cardiaque s’est vu doublé à la suite du tsunami en 2011. Ceci s’est maintenu sur une période minimale de trois semaines.

Pour lire davantage sur le stress et l’anxiété, vous pouvez consulter l’article Le stress, l’anxiété et le vieillissement qui se trouve sur le blogue de Vitoli.

L’activité physique

Il n’est pas nécessaire d’être un marathonien ou un sprinter. Seulement avec une marche de 1,5 km par jour, on peut déjà voir une différence chez les femmes. On remarque une réduction de 50% des risques de maladies cardiovasculaires, de cancer, de décès toutes causes confondues.

La vie sociale

Moins faciles à mesurer, les effets de la vie sociale sont tout de même évidents. En 2010, la conclusion d’une étude, portant sur un grand nombre d’études déjà publié, a démontré que les personnes ayant de bons rapports sociaux avaient 50% moins de risque de mortalité prématurée. On parle ici d’un impact qui serait plus important que l’inactivité physique ou l’obésité. Possiblement que ces bons résultats sont en partie dû au fait que la vie sociale de qualité a un impact multifactoriel touchant aussi la gestion du stress et le fait d’être actif tous les jours.

L’alimentation

En janvier 2019, une étude a rapporté des analyses basées sur les données de l’Organisation mondiale de la santé liée aux décès par maladies cardiovasculaires causés par une alimentation déséquilibrée. Voici les résultats issus de gens provenant de 51 pays :

  • 429 000 décès; alimentation pauvre en grains entiers
  • 341 000 décès; alimentation faible en noix et graines
  • 262 000 décès; alimentation pauvre en fruits
  • 251 000 décès; alimentation riche en sodium
  • 227 000 décès; alimentation pauvre en oméga-3

Une alimentation de plus grande qualité pourrait permettre d’éviter le tiers des décès.

Sommeil

Les risques de vivre des problèmes cardiaques pourraient jusque doublés lorsque les heures de sommeil ne sont pas suffisantes. C’est ce qu’une étude récente a démontré pour des hommes de 50 ans et plus qui dorment des nuits de 5 heures ou moins. La limite de 5 heures serait une indication assez précise du manque de sommeil.

Le cœur est un organe qui travaille sans relâche. Pensez à le garder en santé plus longtemps en adoptant ou en conservant de bonnes habitudes.

Dans l’ensemble, une réduction de 81 à 94% des risques de crise cardiaque est observable chez les personnes ayant une alimentation équilibrée et un mode de vie sain. Alors que les médicaments permettent une réduction de seulement 20 à 30%.

Références :

  • Eriksson et al, 2016. Greater decreases in cholesterol levels among individuals with high cardiovascular risk than among the general population: the northern Sweden MONICA study 1994 to 2014. European Heart Journal, Volume 37, Issue 25, 1 July 2016, Pages 1985–1992.
  • Kitamura et al, 2013. The Great East Japan Earthquake and Out-of-Hospital Cardiac Arrest. N Engl J Med 2013; 369:2165-2166.
  • Holt-Lunstad et al, 2010. Social Relationships and Mortality Risk: A Meta-analytic Review. PLOS Medecine.
  • Meier T. et al. 2019. Cardiovascular mortality attributable to dietary risk factors in 51 countries in the WHO European Region from 1990 to 2016: a systematic analysis of the Global Burden of Disease Study. European Journal of Epidemiology (2019).
  • Kahleova et al, 2018. Vegetarian Dietary Patterns and Cardiovascular Disease. Prog Cardiovasc Dis. 2018 May – Jun;61(1):54-61.
  • Moa Bengtsson, 2018. Middle age men with short sleep duration have two times higher risk of cardiovascular events than those with normal sleep duration, a cohort study with 21 years follow-up. European Society of Cardiology.

 

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