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Prévenir le vieillissement grâce au resvératrol

Adapté du chapitre 3.4 du livre « Vivre jeune plus longtemps ».

Vous avez déjà entendu dire qu’un verre de vin rouge par jour était bon pour la santé? Ceci est dû au fait que ce type de boisson comprend un ingrédient nommé le resvératrol. Plusieurs études ont démontré les bienfaits de ce dernier. Faisons le tour de cet ingrédient et de son lien avec le vieillissement.

Fonctionnement du vieillissement

Rapidement, sachez qu’il existe 2 types de vieillissement; le vieillissement primaire et le vieillissement secondaire. En ce qui concerne le vieillissement primaire, on peut regrouper en deux catégories distinctes les animaux qui vieillissent particulièrement bien.

  • Ceux dont la poussée du vieillissement primaire est ralentie et
  • Ceux qui font plus de maintenance et de réparation.

De récentes découvertes en collaboration avec l’Université Concordia ont démontré que la combinaison des bénéfices santé de ces 2 catégories permettait d’obtenir un effet synergique puissant. Dans l’un des articles disponibles sur le blogue de Vitoli, on comprend que les polyphénols d’olives, décrits comme étant des gérosuppresseurs, agissent sur la première catégorie alors que le resvératrol agit sur la deuxième catégorie qui englobe les mécanismes de maintenance et de réparation.

Maintenance et réparation; exemple concret

Un jeune organisme vivant présente généralement de bonnes capacités de maintenance et de réparation. Évidemment, celles-ci diminueront plus l’organisme prendra de l’âge. Il existe bien sûr quelques exceptions qui permettent d’observer une plus grande longévité démontrant une capacité supérieure de maintenance et de réparation chez certains organismes vivants.

Voici un exemple :

Un petit rongeur nommé le rat-taupe nu est d’environ de la taille d’une souris. Ce petit mammifère peut vivre jusqu’à 30 ans alors qu’une souris vivra environ 3 ans. C’est incroyable puisque ceci correspond jusqu’à 10 fois plus que la longévité normale d’un animal de cette taille. Les capacités de réparation et de maintenance du rat-nu taupe pourraient expliquer sa grande longévité.

Quelques données intéressantes

Avant d’aller plus loin, il est important de savoir que le resvératrol fait l’objet de plus de 5 000 publications scientifiques. On compte aussi 19 études cliniques répertoriées au sujet de la pharmacocinétique de cet ingrédient chez l’humain. Grâce à ces études cliniques, il a été démontré que le resvératrol atteint son plus haut niveau de concentration sanguine après 30 à 90 minutes et que sa demi-vie est d’environ 9 heures. En plus, ce ne sont que de faibles quantités de la molécule qui peuvent être détectées dans le sang même si 70% de la dose consommée est absorbée. Le métabolisme extrêmement rapide de conjugaison (liaison à d’autres molécules) réduit de beaucoup la biodisponibilité du resvératrol. Cependant, il semble que ces mêmes métabolites (molécules conjuguées) s’accumulent dans différents tissus du corps et seraient reliés aux effets bénéfiques sur la santé.

Contrairement à ce que nous pourrions croire, il est presque impossible d’obtenir la dose optimale de cet antioxydant pour un adulte seulement à l’aide de sources alimentaires (ex. vin, chocolat noir, raisins, etc.).

Quel rôle joue le resvératrol?

En 2003, nous pouvions lire dans la revue Nature une publication scientifique qui montrait que le resvératrol stimule une des voies métaboliques antivieillissement en passant par une protéine portant le nom de sirtuine 1 (diminutif : SIRT1) qui s’est bien conservée durant l’évolution. On peut donc retrouver les sirtuines aves des fonctions similaires chez tous les organismes vivants (mammifères, insectes, organismes unicellulaires). Jouant un rôle cellulaire important dans les mécanismes du vieillissement (au niveau du fonctionnement des cellules et des mitochondries), elles peuvent activer beaucoup de gènes essentiels aux défenses antioxydantes naturelles du corps ainsi que les mécanismes de réparation cellulaire.

La capacité du resvératrol à modifier l’utilisation de l’apport énergétique, comme si l’organisme se tenait d’un coup en danger de mort, expliquerait une bonne partie de ses bénéfices santé. Dans ce cas, les mécanismes de maintenance et de réparation sont grandement sollicités au détriment du processus de stockage de l’énergie et de la croissance. Le resvératrol aiderait donc à prévenir des maladies en améliorant le métabolisme énergétique. Cet antioxydant a un effet sur le vieillissement en activant certaines protéines impliquées dans le vieillissement primaire comme :

  • L’AMPK (AMP-activated protein kinase);
  • La réduction de facteurs inflammatoires;
  • La diminution des radicaux libres.

Connaissant déjà un bon nombre des bénéfices liés au resvératrol, sachez que les recherches continuent. On sait tout de même que le resvératrol mime l’effet de longévité de la restriction calorique et active un bon nombre de mécanismes qui permettent d’améliorer la production d’énergie des mitochondries.

Afin d’augmenter votre consommation de resvératrol et profiter de ses bienfaits, nous vous suggérons d’essayer le produit naturel VitoliMD Bien Vieillir. D’ici là, pensez aux bienfaits que votre prochain verre de vin rouge vous apporte! En privilégiant, évidemment, une consommation raisonnable.

 

 

Références :

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  • Newgard, C.B., Pessin, J.E. 2014. Recent progress in metabolic signaling pathways regulating aging and life span. J Gerontol A Biol Sci Med Sci. Jun;69 Suppl 1:S21-7. Review.
  • Sajish and Schimmel, 2015. Human Tyr-tRNA synthetase is a potent PARP-1 activating effector target for resveratrol. Nature. 2015 Mar 19; 519(7543): 370–373.
  • Shakibaei, M., Harikumar, K.B., Aggarwal, B.B. 2009. Resvératrol addiction: to die or not to die. Mol Nutr Food Res. Jan;53(1):115-28. Review.
  • Timmers, S., Hesselink, M.K., Schrauwen, P. 2013. Therapeutic potential of resveratrol in obesity and type 2 diabetes: new avenues for health benefits ? Ann N Y Acad Sci. Jul;1290:83-9. Review.
  • Tomé-Carneiro, J., Larrosa, M., González-Sarrías, A., Tomás-Barberán, F.A., García-Conesa, M.T., Espín, J.C. 2013. Resveratrol and clinical trials: the crossroad from in vitro studies to human evidence. Curr Pharm Des. 19(34):6064-93. Review.

 

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